Museon Arlaten : Le musée

Zoom sur les collections

   

Registres de contrats maritimes ou « connaissements »

Registres maritimes

Copyright

CD13 - Coll. Museon Arlaten. Copyright : Sébastien Normand
 
1-MS-118 : registre de contrats de transport maritime, Arles, 1781-1809. [545 pages]. Reliure en plein parchemin, format à l’italienne.
 
1-MS-116 : registre de contrats de transport maritime, Arles, 1760-1781. [376 pages]. Reliure en plein parchemin, format à l’italienne.

 
 

Description longue

 Jusqu'au milieu du XIXe siècle, le trafic de marchandises était intense sur le Rhône et s'effectuait en deux étapes : les marchandises, prises en charge par les mariniers, descendaient le fleuve sur des embarcations ou par flottage depuis Lyon jusqu'à Arles, ce que l'on appelait la decise, où elles étaient transbordées sur des bateaux, notamment les allèges et tartanes, capables de franchir le bas-Rhône et de rejoindre par cabotage Marseille ou Toulon.

Ces transports marchands étaient actés par des contrats, appelés connaissements, par lesquels la compagnie de transports maritimes, représentée par un capitaine de bateau, attestait avoir reçu des marchandises à son bord et s’engageait – sous réserve d’intempéries ou accidents de mer - à les remettre à leur destinataire. Sur ces documents, étaient consignés d’une part la nature du fret, précisant le poids, les quantités et le coût – le nolis -, d’autre part le nom du chargeur ou la compagnie de transport, les nom et domicile du capitaine du navire – nommé aussi patron - , les nom et tonnage du navire, ainsi que les nom et adresse du destinataire. Les conditions et lieux d’embarquement et de débarquement y étaient aussi précisés.
C’est par la Grande ordonnance de marine de 1681 qu’on été codifiés les usages en matière de transport maritime. Chaque connaissement devait être fait en trois ou quatre exemplaires originaux : un pour le chargeur, un pour celui à qui les marchandises sont adressées, un pour le capitaine avec obligation de le laisser à bord, enfin un pour l’armateur.
Les premiers connaissements furent entièrement manuscrits, mais du fait de l’exemplarité, l’utilisation des contrats imprimés se répandit dès le XVIIIe siècle. Dans les ports de la Méditerranée, le connaissement est aussi appelé police de chargement.
Le Museon Arlaten conserve plusieurs de ces archives qui apportent de précieuses informations sur le commerce arlésien, sur les mariniers et le type de bateaux utilisés, ainsi que sur les marchandises qui transitaient par le port d’Arles.
Pour en savoir plus
2003.0.6772 : 28 avril 1819, entre Councler et Mayer et Monsieur Brunat pour le transport de cannelle et de souffre en canon entre Marseille et Arles par le capitaine Nicolas Savatier du navire L’Aimable colombe.
2003.0.6773 : 25 février 1819, entre Mayer et Fabre et Monsieur Brunat pour le transport de souffre en pierre entre Marseille et Arles par le capitaine Jean Lillamant sur la tartane Claire-Marie.
2003.0.6774 : 3 mars 1819, entre Monsieur Gauthier et Monsieur Brunat pour le transport de jus de citron entre Marseille et Arles par le capitaine Benoit sur l’allège Le Gabriel.
2003.0.6775 : 25 février 1819, entre Mayer et Fabre et Monsieur Brunat pour le transport de bûches de bois de Campêche entre Marseille et Arles par le capitaine Jean sur l’allège L’Aimable Antoine.