Museon Arlaten : Le musée

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Ruban de tête

Ruban de tête

Copyright

Vers 1860Velours de soie ciselé rouge sur fond de satin ivoire, dentelle de Chantilly noire112, 5 x 17, 5 cmAchat 1998Inv.1998.21.1

Description longue

Large de plus de 7 centimètres et pouvant mesurer jusqu'à 1m 50 de long autour des années 1870, le ruban, partie constitutive de la coiffe traditionnelle arlésienne, apparaît vers 1835, remplaçant le large ruban de taffetas jusqu'alors utilisé pour maintenir le bonnet. Enroulé autour d’un peigne retenant la chevelure et maintenu par une épingle, le ruban est laissé flottant à son extrémité (le « guidon ») bordée de dentelle dans les costumes d’apparat.
Comme il n'y avait pas de tradition rubanière en Provence, les Arlésiennes se fournissaient auprès des fabricants de Lyon, Paris, Saint-Etienne ou Crefeld (Rhénanie, Allemagne) dont la production était vendue par les colporteurs, les marchands de la Foire de Beaucaire ou les merciers de la ville.
Comme le bijou, le ruban est une parure identitaire signant la classe d’âge, l'appartenance sociale, politique ou religieuse de celle qui le porte. C'est aussi l'élément le plus distinctif du costume régional féminin de la basse vallée rhodanienne. Il est, comme les monuments, porteur de l'histoire d’un pays d’Arles élargi et devient, sous l'impulsion de Frédéric Mistral et des félibres du XIXe siècle, un emblème de la Provence.