Museon Arlaten : Le musée

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La croix de Camargue

La croix de Camargue

Copyright

Gédéon Blatière
Vers 1960
Fer forgé et soudé
54, 5 x 29, 5 x 11 cm
Inv. 2003.0.6415
Achat en 1963

Description longue

En 1904, le marquis Folco de Baroncelli (1869-1943), félibre avignonnais, crée la Nacioun Gardiano, association s'engageant à maintenir l'élevage taurin, les traditions camarguaises et le costume traditionnel.
En 1924, à sa demande, l'illustrateur français Hermann Paul installé en Camargue, dessine une croix symbolisant la foi, l’espérance et la charité. La foi est matérialisée par une croix de trois tridents, instruments de travail utilisés par le gardian lors de la garde des taureaux. L'espérance est figurée par une ancre, évoquant à la fois les pêcheurs et la barque des Saintes Maries qui, selon la légende sont arrivées en Provence pour l’évangéliser. Enfin, un coeur représente la charité.
En 1930, Gédéon Blatière ferronnier au Cailar (Gard) forge la première croix pour remplacer la croix disparue du Pont du Mort, proche du mas du Simbeù, propriété de Folco de Baroncelli. Une réplique orne sa tombe aux Saintes-Maries-de-la-Mer, une autre, présentée ici, est conservée dans les collections du Museon Arlaten.
Comme la veste de velours noir, le pantalon en tissu « peau de taupe » avec liseré noir, la chemise imprimée de couleur vive et le chapeau de feutre noir, la croix est devenue un signe de reconnaissance des habitants d’un pays camarguais réinventé par Folco de Baroncelli.
Adoptée par l'ensemble de la population provençale, à partir des années 1950, elle est aussi un motif décoratif décliné sur de nombreux supports et sous diverses formes : bijoux, objets décoratifs, etc.

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