Museon Arlaten : Le musée

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Farandole d'Arlésiennes

Farandole d'Arlésiennes

Copyright

Léopold (dit Léo) Lelée (1872-1947)
Signé et daté, 1933 ; annoté « Collection Mr Laville »
Dessin au graphite et à la gouache sur papier vélin
50 x 72,5 cm
Inv. 2002.0.1598

Description longue

Cumulant les fonctions d’imagier, de publiciste, de décorateur et d’illustrateur, Léo Lelée s’auto-définit comme un artisan du dessin.
A son arrivée à Arles en 1903, il s’inscrit dans la longue lignée de voyageurs qui, depuis le XVIIIe siècle, remarquent avec admiration le charme ou la spécificité du costume féminin local. Repéré par Frédéric Mistral, il devient l’illustrateur des concepts idéalistes du Félibrige, se donnant pour objectif de renouveler l’imagerie populaire tant dans sa forme que dans sa qualité.
Très vite, Léo Lelée se spécialise dans la création de motifs ornementaux ; c’est là sa véritable innovation. Epurant son dessin au point de ne tracer que des contours linéaires qui font abstraction des corps, Léo Lelée passe d’une facture réaliste au graphisme minimaliste construit en quelques traits. Ce dessin de 1933 est représentatif de l’aboutissement de cette démarche. Il représente une farandole, danse ternaire provençale où danseurs et danseuses se donnent la main et forment une longue chaîne qui s'avance en serpentant. Ici, l’Arlésienne « icône » s’efface, devenant un support commercial de choix, à la fois porteur de sens et décoratif.
Mobilier, textiles, papiers peints, faïences, étains et fers forgés, témoignent également de sa grande créativité. Il commercialise lui-même ces productions dans sa boutique « A l’image prouvençau », située au pied du grand escalier de l’amphithéâtre d’Arles.
En 1936 sa carrière est consacrée par l’ouverture d’une galerie Léo Lelée au Museon Arlaten. Ces collections retracent aujourd’hui son œuvre à travers près de quatre cents numéros d’inventaires.