Museon Arlaten : Le musée

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Du 23 au 28 avril, le Museon Arlaten se déguste dans les restaurants arlésiens.

Dans le cadre des Journées de la Contribution, huit restaurants arlésiens remettent au goût du jour des menus anciens issus des collections du musée.

Le Museon Arlaten abrite dans ses collections une soixantaine de menus anciens, menus de banquets félibréens, menus de Noël ou de Sainte-Estelle, menu du restaurant français de l’Exposition coloniale et même menu de la rencontre au sommet entre Frédéric Mistral et le Président de la République Raymond Poincaré, en 1913, dans un wagon du PLM, en gare de Graveson !

Parfois finement illustrés, en provençal ou en français, ces étonnants documents nous parlent d’un temps où l’on aimait manifestement faire bonne chère et laisser libre court à son imagination pour nommer les mets de pantagruéliques agapes ou les plats n’étaient d’ailleurs pas toujours d’inspiration locale. Au point qu’il est parfois difficile de percer le mystère des recettes des « escalopes de ris d’agneau sauce tortue », de la « brandade truffée au merlan de la Mer Morte », du « poisson de Martigues sauce Lanlère », le « filet de taureau à la Montesquieu », des « bouchées à la reine des Félibres » ou autre « Soupe à la belle Estelle »…

D’où l’idée de confier ces menus à des restaurateurs arlésiens d’aujourd’hui afin qu’ils nous mijotent une interprétation « maison » de ces menus d’hier. Les Journées de la Contribution (22 -28 avril) étaient le moment rêvé pour tenter de faire prendre l’aïoli : comme l’an passé, le printemps venu, le Museon Arlaten sollicite en effet le public pour que celui-ci nous fasse profiter de ses savoirs et savoir-faire. En cette « Année de la Gastronomie en Provence», le thème était tout trouvé !

Entre recettes retrouvées et efforts d’imagination, huit beaux restaurants arlésiens ont accepté de jouer le jeu et vous proposeront un menu ou un plat « Museon » pendant la semaine du 22 (ou 23) au 28 avril.

·          Le Jules César, Boulevard des Lices, proposera le Menu créé pour le Centenaire de la naissance de Frédéric Mistral, le 11 septembre 1930 et servi alors au… Jules César. Fondue de volaille de la Crau, queue de bœuf à l’arlésienne, céléri mitonné au vin fin…

 

·          Le Gibolin, rue des Porcelets, travaillera sur la base d’un menu de la Sainte-Estelle de 1901, aux accents béarnais : crème de petits pois, consommé poule au pot, terrine de sanglier, asperges en pieux…

 ·          La Comédie, boulevard Clémenceau, explorera le même menu, mais a choisi, outre la poule au pot et la crème de petits pois, l’escalope de ris de veau tortue et la Galantine de volaille Gaston Phoebus.

 ·          Chez Pépette, rue des Porcelets, proposera une relecture du menu de la Veillée Calendale de Frédéric Mistral en 1894 : Salade de queues de bœuf, quenelle de brandade, légumes « à la tambour d’Arcole »…

 ·          Le Monstre, rue Tour de Fabre, a choisi un menu conçu pour un congrès de la « Confrérie provençale », à Aubagne, en 1909. Avec, notamment, des petits pâtés d’Aubagne, des cannellonis a gratin, une pièce de bœuf aux champignons…

  ·          L’Arlatan, rue du Sauvage,

·          Le Métronome, rue des Porcelets

·          L’Epicier Moderne, Place Paul Doumer, (salade de rougets seulement)

 Se plongeront dans le menu du « Banquet pour Charloun », organisé à Arles en 1900.

  

Bref, impossible de rester sur sa faim, d’autant que les Journées de la Contribution vous proposeront aussi, cette même semaine du 22 au 28 avril, d’autres façons de participer à la vie des collections du Museon Arlaten, via les réseaux sociaux et notamment Facebook :

 -Collecte de photos et d’informations sur les anciens commerces de bouche d’Arles

-Collecte d’anciennes étiquettes de bouteilles de vin des Bouches-du-Rhône.

 L’idée étant là encore d’illustrer l’« Année de la gastronomie », en faisant cette fois croître nos connaissances sur l’importance des commerces de proximité, sur les abattoirs, les halles, la société « le Lion d’Arles », les sources d’approvisionnement, les liens avec  les producteurs, l’imaginaire de la viticulture…

 Nous vous en disons davantage très vite !